Le transfert d’argent au coeur d’une conférence internationale à Yaoundé
Grande première en Afrique. Suite à l’accroissement exponentiel du volume des fonds qui traversent les frontières chaque année. C’est une grande première en Afrique. Suite à l’accroissement exponentiel du volume des fonds qui traversent les frontières chaque année, une conférence internationale sur le transfert d’argent en Afrique a débuté hier au palais des Congrès de Yaoundé, sous le patronage du ministre des Finances du Cameroun. Elle a mobilisé plusieurs experts en finances et en développement, les acteurs du secteur de transfert d’argent en Afrique et dans le reste du monde. Cette conférence part d’un curieux constat : les fonds transférés essentiellement par les membres de la diaspora vers leurs pays d’origine ont considérablement augmenté, ces dernières années, au point de dépasser, dans plusieurs pays en voie de développement, les montants combinés de l’aide publique au développement et de l’investissement direct étranger.
En Afrique, les chiffres parlent d’eux-mêmes : de 2004 à cette année, ces fonds ont été multipliés par dix, passant de quatre milliards de dollars à plus de 40 milliards de dollars américain. Pourtant, cette manne reste insuffisamment exploitée, car presque 90% des fonds reçus par ce continent sont utilisés dans les dépenses courantes par les bénéficiaires.
Initiée par l’Institut des études financières et de développement (IFIDS), en partenariat avec le ministère des Finances, cette conférence se propose d’examiner ce phénomène, et de déterminer les raisons qui ne permettent pas à l’Afrique de saisir pleinement cette opportunité. A travers divers exposés et sessions, les participants devront également élaborer des stratégies destinées à accroître le volume d’argent transféré en Afrique, et de lui permettre de mieux gérer ce dernier. En effet, pour Simon Awanchiri, directeur exécutif de l’IFIDS, il est temps pour l’Afrique d’augmenter sa part dans ces flux financiers, et d’améliorer l’utilisation de l’argent qui rentre ainsi dans le continent. Au terme de ces travaux, un plan d’action en faveur du transfert d’argent doit être formulé. La mise en œuvre de ce dernier pourrait être un pas décisif dans l’amélioration de la croissance économique de l’Afrique. La conférence s’achève aujourd’hui.
Cameroon Tribune
