Le four solaire bientôt fabriqué au Cameroun
Un collège français se propose de transférer la technologie à des associations de femmes camerounaises.
La technologie est pratique et très économique. En fait, le four solaire ne consomme rien. Il suffit juste de s’armer d’un peu de patience pour avoir son repas cuit à point et à feu doux. Un atout majeur, en cette période où les politiques s’accordent pour une utilisation accrue de l’énergie renouvelable.
Un enseignant français vient d’initier un projet de transfert de cette technique aux femmes camerounaises à travers un partenariat entre le collège d’Aigrefeuille, ville située près de Nantes, dans la région de Pays de la Loire. En effet, les élèves de la classe de 3e de cet établissement, conçoivent et réalisent des fours solaires depuis un an dans le cadre du programme de technologie. « Dès que j’ai vu ces fours, j’ai tout de suite pensé au Cameroun surtout qu’ils avaient les couleurs du drapeau camerounais », révèle Pascal Frion, spécialiste en intelligence à l’université d’Angers. Il a été mis au courant de l’existence de ce procédé par son épouse enseignante de cet établissement. Arrivé au Cameroun samedi dernier dans le cadre du partenariat entre l’université d’Anger et l’Iftic sup, il a aussitôt fait part de son projet au représentant résidant de l’Institut africain d’informatique (IAI) au Cameroun, Armand Claude Abanda. Les deux hommes entendent faire profiter à des associations de femmes qui se manifesteront cette technologie. Le Français est arrivé au Cameroun avec un spécimen de ce four qu’il a remis hier au responsable de l’IAI.
Cet accessoire de cuisine, à en croire Pascal Frion, est plutôt facile à concevoir. Il s’agit d’une caisse d’environ 50cm_ entourée d’une coque faite de trois matières : le plastique à l’extérieur, du polystyrène au milieu et de l’aluminium à l’intérieur. Le tout est recouvert d’un couvercle en plastique. « Lorsque la chaleur du soleil captée par l’aluminium arrive dans le four, elle ricoche sur les autres parois en aluminium et est piégée par le polystyrène qui l’empêche de s’échapper. L’énergie revient donc vers le centre de la caisse et naturellement, le plat ou l’aliment disposé à l’intérieur commence à chauffer », explique Pascal Frion.
En testant cette approche culinaire en France, cet enseignant dit avoir noté des résultats très encourageants. Il a ainsi pu cuire du riz en deux heures. Des résultats qui devraient forcément être meilleurs dans notre pays où la température du soleil est nettement plus élevée. « Ce four peut servir pour des cuissons plutôt douces et longues. Ça peut aussi servir à chauffer de l’eau. Ça pourrait donner des idées du côté de l’alimentation, de l’hygiène et servir pour bien d’autres activités. L’avantage ici c’est que le repas ne peut pas brûler », précise notre source. Pour augmenter la puissance du four, ajoute-t-il, il suffit d’adjoindre des plaques métalliques ou en aluminium au dispositif. De quoi épargner aux femmes de longs trajets à la recherche du bois ou du gaz. « En retour, le collège attend des Camerounais qu’ils leur fassent part de la façon dont-ils utilisent le four, afin que le spécimen puisse être perfectionné », renchérit l’expert en intelligence économique.
Cameroon Tribune

Salut!
Je suis enseignant du secondaire au Lyceé de Zamengoé et suis un peu supris par cette article car j’ai vu le style du four solaire dans le quotidien CameroonTribune et vraiment ce n’est pas nouveau.Les fours solaires,au Cameroun on les fabrique déjà et mm par des élèves.
Un tour lors de rencontres,journées ou foires scientifiques et technologiques( comme le JERSIC 2009) par les auteurs de cet d’article serait souhaitable.