Pascaline Ngweniform, une femme déterminée
HALIFAX : Camerounaise d’origine, Pascale Ngweniform a vécu et étudié dans plusieurs pays avant de venir s’installer au Canada il y a tout juste un an. Elle nous raconte son parcours sinueux qui l’a menée sur trois continents, du Cameroun au Japon, aux États-Unis puis au Canada.
Du Cameroun au Japon
Passionnée par les sciences, Pascaline Ngweniform a commencé à étudier la chimie au Cameroun où elle a obtenu un diplôme d’étude approfondi (équivalent à une maîtrise). Loin de vouloir s’arrêter là, elle décide de poursuivre ses études et un heureux concours de circonstances la mènera au Japon. En 2002, le Cameroun participe à la 17e Coupe du monde de football qui se déroule alors en Corée et au Japon. C’est une occasion unique pour ces deux pays de présenter au monde entier leurs avancées dans le domaine des sciences, de l’éducation ou encore des technologies. Pascaline a décidément la soif de découvrir le monde et il ne lui en faut pas plus pour la convaincre de partir à la rencontre de la culture japonaise, une culture particulière qui la fascine. Elle dépose aussitôt une demande pour partir étudier au Japon et, en 2003, elle s’envole seule vers ce nouveau continent pour faire son doctorat en chimie. Elle passe quatre ans au Japon pendant lesquels elle apprendra le japonais qu’elle parle maintenant couramment. Elle profite de ces années pour se familiariser avec la culture et la nourriture, visiter le pays et se faire de nombreux amis.
Mais le Japon ne conquit pas totalement le cœur de Pascaline. Elle ne s’y déplait pas, mais elle nous explique que le statut de la femme dans ce pays dresse une ombre au tableau : elle a observé que la femme japonaise est encore marginalisée par rapport à l’homme. Il faut dire que le statut de la femme dans la société est un thème très cher à Pascaline. C’est d’ailleurs une des raisons pour lesquelles elle a quitté le Cameroun : « une femme qui n’est pas mariée ne peut pas avoir un poste important dans la société camerounaise », nous informe-t-elle. Pascaline défend son droit de tenir une place équivalente à celle des hommes dans la société et elle aspire à vivre dans un pays qui le reconnaît.
Destination : le Canada
Son doctorat en poche, Pascaline revient au Cameroun en mars 2007. Mais le retour est dépaysant : elle n’arrive pas à trouver sa place dans ce pays qu’elle a quitté depuis plusieurs années. Ce qu’elle avait pressenti se trouve vite vérifié : elle sent que le Cameroun ne pourra pas lui apporter ce qu’elle recherche pour son développement professionnel. Elle veut pouvoir faire le travail qu’elle aime et mener la vie qu’elle s’est choisie. C’est le moment de tourner une nouvelle page de sa vie.
Ne souhaitant pas perdre de temps, Pascaline décide rapidement de déposer une demande d’immigration pour le Canada. Elle n’a jamais visité le Canada, mais c’est selon elle un pays qui n’est pas si différent du Cameroun : c’est un pays bilingue où les deux cultures francophones et anglophones sont présentes. Pascaline a grandi avec le français et l’anglais, en plus du dialecte local le ngemba, et l’idée d’aller vivre dans un pays avec la même dualité linguistique lui plaît bien. Elle ajoute que la condition de la femme au Canada a aussi été un facteur déterminant dans son choix : « les femmes sont plus intégrées dans tous les milieux de la société, elles sont encouragées à faire de la recherche et la condition féminine est reconnue. »
Le processus d’immigration enclenché, il ne reste plus à Pascaline qu’à attendre de recevoir ses papiers de résidence permanente. C’est une bonne chose de faite, mais il n’est pas question pour elle de rester au Cameroun à se tourner les pouces. Seulement trois semaines après son retour du Japon, la voilà repartie en direction des États-Unis. Elle y restera environ deux ans, le temps de faire un diplôme postdoctoral en chimie à The University of Oklahoma. Son passage par les États-Unis n’est qu’une étape et elle n’y accorde pas grande importance. Elle sait que bientôt elle sera accueillie dans son nouveau pays.
Enfin, elle reçoit son visa de résidence permanente tant espéré pour le Canada. Elle se met alors à la tâche de trouver du travail, avant même de mettre le pied en sol canadien. Au départ, elle pense venir s’installer au Québec, en province francophone. Mais l’obtention d’un stage postdoctoral d’une durée d’un an en biochimie à Dalhousie University la décide à s’aventurer en Nouvelle-Écosse. C’est donc en janvier 2009 qu’elle vient s’installer dans la région de Halifax avec son fils.
La Nouvelle-Écosse
Comme pour tous les nouveaux venus, l’arrivée dans un nouveau pays demande une phase d’adaptation. En immigrant au Canada au mois de janvier depuis le sud des États-Unis, Pascaline a dû surmonter un choc thermique de 40°C puis s’habituer à un nouveau mode de vie. Mais il en faut beaucoup plus pour la décourager. Habituée à vivre ailleurs et dotée d’une forte capacité d’adaptation, Pascaline ne tarde pas à se plaire dans son nouveau pays. Elle s’est sentie rapidement bien accueillie à son arrivée. Elle est reconnaissante envers tous ses collègues qui ont grandement facilité son installation : « Quand j’ai emménagé dans mon appartement, ils m’ont donné des couvertures, des oreillers, etc. C’était très généreux. » Devenue maman d’un deuxième enfant il y a seulement quelques mois, elle compte bien rester pour de bon au Canada. Son fils s’est lui aussi rapidement habitué au système éducatif canadien et il dit lui-même qu’il ne retournerait pas au Cameroun sans son école et ses nouveaux amis.
Depuis son arrivée à Halifax, Pascaline suit donc un stage postdoctoral en biochimie à Dalhousie University. La recherche la passionne, mais le statut de stagiaire est un peu précaire puisque son travail dépend de financements. Au moment de notre rencontre, elle venait tout juste de recevoir une nouvelle bourse pour poursuivre ses recherches. Malgré cette bonne nouvelle, Pascaline espère trouver rapidement un poste d’enseignement dans une université canadienne afin d’avoir une situation plus stable et penser confortablement à son avenir et à celui de ses deux enfants.
Sa famille restée au Cameroun lui manque, bien sûr. Mais sa mère n’a pas hésité à traverser l’océan pour venir passer les fêtes de fin d’années avec sa fille et ses petits-enfants. Pascaline aura toujours ses racines camerounaises ancrées en elle. Bien à la vue dans son salon, un sac traditionnel de la province Nord-Ouest d’où elle est originaire est suspendu au mur. Il lui rappelle les fêtes traditionnelles de son enfance pendant lesquelles ce sac est utilisé pour transporter des pièces ou encore des gobelets de corne qui servent à boire le vin traditionnel.
Même si elle travaille en anglais, puisque la langue des sciences est le plus souvent la langue de Shakespeare, Pascaline accorde une grande importante à la conservation de sa culture bilingue. C’est avec beaucoup de plaisir qu’elle a découvert la communauté francophone et qu’elle continue de parler le français avec ses amis francophones en Nouvelle-Écosse.
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Et puis…? 5 minutes wasted reading someone’s immigration trail? Come on people, is this really news worthy? Took time to read through hoping to read that she had make some groundbreaking discovery… Smh
really balderdash! If we have to regal the public with such silly tales then there will be no space on the internet.
What is so fascinating about a story that can be told for almost every cameroonian abroad?
IS da lady looking 4 hubby then come out straight and stop boring us with A BORING LIFE STORY! There is nothing praiseworthy in escaping the realities of your country and moving to Japan and canada.
Come on there are some who have moved through Nigeria, Mali, Tunisia France, and finally the USA or Canada. Well in your favour, our government has made it look as if escaping the country is a feat worth writing about. STOP FOOLING CAMEROONIANS.
Dear sister i think if you want to make your profile or your biography public you can as well just write a full book and publish because what has been published on this site about you is no news or better still a non event. Please reason like an intellectual, which i strongly believe you are.