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La situation de l’économie camerounaise préoccupe les journaux camerounais

APA-Yaoundé (Cameroun) Les journaux camerounais parus mercredi ont ausculté la situation de l’économie nationale, et le moins que l’on puisse en dire est que leur avis est loin de l’optimisme.

C’est déjà l’hebdomadaire La Nation qui tire la sonnette d’alarme, prévoyant déjà «un clash» entre le pays et le Fonds monétaire international (FMI), dans le cadre des négociations pour un programme économique triennal (2017-2019) destiné au redressement d’une situation pour le moins compliquée.

Et de citer pêle-mêle un environnement plombé, une balance de paiements sinistrée, un endettement abyssal ainsi que le manque de volonté politique, qui pourraient constituer des points de friction, voire de rupture entre les parties.

Un malheur ne venant jamais seul, renchérit Le Quotidien de l’Économie, s’ajoute le fait que les réserves financières du Cameroun ont baissé de 60,3% dans le Compte d’opérations de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC).

Ainsi obligé de suspendre ses emprunts, l’Etat doit pourtant poursuivre les investissements publics avec, désormais, les contrats de partenariat comme alternative, d’où l’adoption récente d’un plan stratégique pour le développement des partenariats public-privé.

A propos dudit partenariat, La Nation, toujours aussi virulente, se demande si on peut prétendre que la 8ème session du Cameroon Business Forum (CBF), tenue lundi dernier dans la métropole économique, Douala, a permis des avancées dans le domaine de l’amélioration du climat des affaires.

A parcourir en effet le chapelet de résolutions, la publication croit ressentir comme «une forte impression de déjà entendu» au terme des travaux de cette plateforme de dialogue entre secteurs public et privé.

Ce conclave, insiste le journal, intervenait au lendemain de la publication du rapport 2017 de «Doing Business» de la Société financière internationale (SFI, groupe de la Banque mondiale) sur le climat des affaires, et qui a placé le Cameroun au 166ème rang, soit un très petit point engrangé en un an.

C’est donc un pays «qui a manifestement du mal à se défaire des vieux démons de l’inertie et du manque de volonté politique, et qui régresse dans les domaines tels que le règlement de l’insolvabilité, l’obtention d’un permis de construire et, plus inquiétant encore (-25 points) en ce qui concerne le raccordement à l’électricité».

«Le secteur privé entre déception et pessimisme», titre le bihebdomadaire Repères : la grande rencontre entre l’État, le secteur privé et la société civile s’est tenue dans un contexte particulier, marqué par la crise anglophone, la récession économique, un classement ”Doing Business” médiocre, un ajustement structurel annoncé, des pertes abyssales consécutives à la mise en œuvre des Accords de partenariat économique (APE) avec l’Union européenne, une intégration économique sous-régionale laborieuse, le terrorisme, la contrebande et la fraude douanière.

«Malgré un taux d’exécution de 75% des recommandations de la 7ème session de 2016, les acteurs privés de notre économie continuent d’afficher grise mine. Attitude exacerbée par la libéralisation du marché camerounais des échanges, la pression fiscale, les contraintes structurelles et le commerce illicite.»

«A chaque réunion du Cameroon Business Forum, plus de 20 recommandations sont formulées pour améliorer le climat des affaires. Ça fait quoi ?» ironise l’hebdomadaire The Spark pourtant proche du pouvoir.

Sans doute faudrait-il alors miser sur l’accélération du processus de décentralisation, ainsi que le proposent des parlementaires interrogés par le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune.

«Depuis la Constitution de 1996, l’Etat est engagé à moderniser son cadre institutionnel. Et cette modernisation passe nécessairement par une décentralisation réelle. C’est une option indispensable à la vie de notre nation, car la décentralisation va non seulement réconcilier le peuple camerounais avec les institutions, mais aussi susciter la participation des Camerounais au développement réel de notre pays », déclare ainsi Robert Bapoh Lipot, député membre de l’Union des populations du Cameroun (UPC, opposition).

Le vent de sinistrose a atteint la ville frondeuse de Bamenda (Nord-Ouest, constate InfoMatin, le dernier né des quotidiens locaux : un incendie, survenu dans la nuit de lundi à mardi dans le marché de vivres de la ville et derrière lequel on soupçonne une main criminelle, a causé d’énormes pertes matérielles.

APAnews

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One comment

  1. If Camair-Co’s chronic insolvency or the operation of the Internet in the NW and SW are typical determinants of foreign investment, the nation is in serious credibility trouble. There is need to change gears.