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Le projet de l’armée camerounaise pour les régions anglophones

Journal du Cameroun | Hier, à l’Assemblée nationale, le ministre de la Défense est allé défendre le projet de loi autorisant le président de la République à ratifier le traité sur le commerce des armes du 02 avril 2013.

Joseph Beti Assomo, le ministre camerounais de la Défense, était face aux députés hier, lundi 04 décembre 2017. Il y est allé, pour défendre le projet de loi autorisant le président de la République, Paul Biya, à ratifier le traité sur le commerce international des armes classiques adopté par l’Assemblée générale des Nations Unies le 02 avril 2013 à New-York.

Le principe dudit traité est que chaque pays évalue, avant toute transaction, si les armes vendues risquent d’être utilisées pour contourner un embargo international, commettre des « violations graves » des droits de l’Homme, ou être détournées au profit de terroristes ou de criminels. Si c’est le cas, la transaction ne doit pas être autorisée.

Les armements couverts vont du pistolet aux avions et navires de guerre, en passant par les missiles. Le traité porte sur tous les transferts internationaux (importation, exportation, transit, courtage), sans toucher aux législations nationales sur l’acquisition et le port d’armes.

« Nous sommes devant la menace d’un autre genre »

Avant d’obtenir l’adoption dudit projet de loi, Joseph Beti Assomo a dû s’expliquer sur les intentions de l’armée, surtout après la sortie, jeudi dernier, du chef de l’Etat camerounais, et la réunion sur la situation sécuritaire dans le pays tenue le lendemain.

Le ministre de la Défense a réagi en ces termes : « L’ordre a été perturbé, nous sommes employés à le rétablir. Aujourd’hui, nous sommes bien au-delà du maintien de l’ordre, nous sommes devant la menace d’un autre genre. Lorsqu’il y a une menace spéciale, il faut également une réponse spéciale. C’est ce qui va se passer, nous allons densifier le dispositif sécuritaire.

Aussi bien pour ce qui est de la gendarmerie, pour sécuriser les armes, que des autres composantes des forces de défense et de sécurité.

Ce dispositif va également porter sur les relations qui existent entre les populations civiles et les forces de défense et de sécurité, pour que les forces de défense puissent en même temps mener leurs missions de défense de l’intégrité du territoire, et développer des actions civilo-militaires en direction des populations.

Il ne s’agira pas simplement de les sécuriser, mais également d’entretenir le lien armée nation qui n’est pas un slogan, mais une réalité. C’est le ciment qui unit l’armée et les populations».

Vendredi dernier, Joseph Beti Assomo était face à la Commission des finances de l’Assemblée nationale pour défendre son budget de cette année. Il a sollicité que le Parlement lui accorde l’enveloppe de 240 milliards 910 millions de francs CFA, soit environ un milliard de plus que le budget alloué à son ministère l’année dernière.

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