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Sam Fan Thomas (centre)

Naissance dans la confusion de la Société camerounaise de l’art musical

APA-Yaoundé (Cameroun) La Société nationale camerounaise de l’art musical (SONACAM) a vu le jour samedi tard dans la soirée, au terme d’une assemblée générale constitutive controversée, tenue dans la capitale, Yaoundé et qui a placé à la présidence de son conseil d’administration l’artiste et producteur Sam Fan Thomas, a constaté APA sur place.

Ce nouvel organe, qui naît ainsi dans un contexte de guéguerre entre divers camps mais a bénéficié de l’onction du ministère des Arts et de la Culture, aura en charge la collecte et la répartition des droits d’auteur de cette branche.

Mais sa première démarche sera sans doute la recherche de la légitimité, alors que la veille les dirigeants de la Cameroon Music Corporation (CMC), de la Société camerounaise de l’art musical (SOCAM) et de laSociété camerounaise civile de musique(SOCACIM), officiellement dissoutes par le gouvernement mais qui continuent de faire valoir leur existence légale, ont saisi la justice, qui leur a donné raison, aux fins de sursis à la tenue de l’assemblée générale de la SONACAM.

Sam Fan Thomas, élu pour un mandat de 3 ans renouvelable une fois avec son équipe forte de 42 membres, a néanmoins tenu un message d’apaisement et de réconciliation : «En face de moi je n’ai que des amis, plein d’amis, des artistes avec qui j’ai fait beaucoup de choses. Mon devoir aujourd’hui, c’est d’aller vers eux. Qu’ils reviennent à la maison et qu’on construise cette nouvelle société», a-t-il déclaré sur la radio nationale.

Au terme d’une longue série de fusions et de dissolutions, le gouvernement a récemment appelé les artistes-musiciens à se doter d’une société civile reflétant les différents courants en conflit.

On rappelle que, selon la loi camerounaise de 2000 relative aux droits d’auteur, «il ne peut être créé qu’un seul organisme de gestion collective par catégorie de droit d’auteur et de droits voisins».

La SONACAM, en cas de reconnaissance définitive par la corporation, évoluera aux côtés de la Société civile des droits de la littérature et des arts dramatiques (SOCILADRA), de la Société civile des arts audiovisuels et photographiques (SCAAP) et de la Société camerounaise des droits d’auteur et droits voisins des arts graphiques et plastiques (SOCADAP).

APAnews

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