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CAN 2025 : “La Baraka”, le cas Baleba et le défi marocain… David Pagou se livre après la qualification

CamerounOnline.ORG | Quelques minutes après la victoire étriquée mais précieuse du Cameroun face à l’Afrique du Sud (2-1) en huitièmes de finale de la CAN 2025, le sélectionneur des Lions Indomptables, David Pagou, s’est présenté face à la presse. Entre humilité, réalisme et foi inébranlable, le technicien camerounais a décrypté la qualification de son équipe et s’est projeté vers le choc ultime contre le pays hôte.

Voici ce qu’il fallait retenir de sa conférence de presse.

La “Baraka” assumée face aux critiques

Interrogé sur les propos de son homologue sud-africain Hugo Broos, qui estimait que la chance avait choisi le camp camerounais, David Pagou n’a pas cherché à nier. Au contraire, il a accueilli le terme avec philosophie.

“On appelle ça la Baraka. On a eu plus de Baraka que l’Afrique du Sud, on peut dire ça comme ça,” a admis Pagou.

Pour le coach, le football reste pragmatique : “Pour marquer un but, il faut que l’adversaire commette des erreurs. C’est peut-être ça qu’on appelle la chance… Mais le football, c’est le but.” Il souligne que si les stratégies travaillées à l’entraînement ne fonctionnent pas toujours à 100%, l’important est de mettre le ballon au fond, même dans un “cafouillage”.

Carlos Baleba : Un mental retrouvé, mais pas encore à 100%

Élu Homme du match, Carlos Baleba a été au cœur des discussions. David Pagou a révélé les coulisses de la gestion du jeune milieu de terrain de Brighton, arrivé en sélection après une période compliquée en club et des soucis personnels.

“Il avait des problèmes de famille… Il était question de se refaire un mental,” a expliqué le sélectionneur. “Dès qu’on a pris les rênes, on a commencé ce travail mental : lui redonner les clés du milieu, le remettre en confiance.”

Le plus effrayant pour les futurs adversaires du Cameroun ? Pagou estime que nous n’avons pas encore tout vu : “Je vous assure que ça, c’est 50 % du Baleba que nous connaissons. S’il décide de franchir un cap, il retrouvera son niveau de la saison dernière et plus.”

Le collectif avant tout et le leadership de Tolo

Si le Cameroun impressionne, c’est par sa résilience (la fameuse “Grinta”) retrouvée en seulement 18 jours de travail sous l’ère Pagou. Le message est clair : “La star, c’est l’équipe.”

Le coach a également mis en lumière le rôle crucial de Nouhou Tolo. Lors des temps faibles, notamment en fin de première période où l’Afrique du Sud dominait, c’est par lui que passaient les consignes. “Nouhou, c’est mon leader sur le terrain,” a précisé Pagou (en anglais dans le texte). “C’est difficile pour moi de crier jusqu’au latéral gauche, alors je passe le message par lui.”

Un mot également pour Devis Epassy, confirmé comme numéro 1 devant André Onana. Pagou l’a qualifié de “Papa” du vestiaire : un gentleman, calme, posé, qui “fédère tout le monde autour du projet.”

Maroc – Cameroun : David contre Goliath ?

Désormais, tous les regards sont tournés vers le quart de finale contre le Maroc. David Pagou refuse l’étiquette de favori et préfère la laisser aux Lions de l’Atlas.

“Le Maroc, c’est le favori naturel. Le stade sera ‘full’, ce sera rouge avec un drapeau vert au milieu,” a-t-il anticipé.

Cependant, fidèle à sa ligne de conduite, il promet que le Cameroun viendra “jouer avec ses forces et ses qualités”. Avec une foi affichée en “Celui d’en haut” et une équipe qui semble monter en puissance mentalement, les Lions Indomptables ne comptent pas se présenter en victimes expiatoires.

Rendez-vous est pris pour un quart de finale qui s’annonce électrique.

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