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Le cardinal Christian Tumi

Crise anglophone au Cameroun : le cardinal Christian Tumi se confie à Jeune Afrique

Jeune Afrique | Le cardinal Christian Tumi tente depuis des mois d’organiser une conférence générale des anglophones pour mettre un terme à la crise qui secoue le Cameroun depuis plus de deux ans. Malgré la méfiance du président Paul Biya, il reste déterminé à mener à bien la mission qu’il s’est assignée.

C’est peut-être le dernier combat de sa vie. Âgé de 88 ans, le cardinal Christian Tumi s’est assigné la mission de ramener la paix au Cameroun anglophone. Il veut organiser une réunion consultative pour savoir ce que veulent les anglophones. Un défi difficile à relever d’autant que le gouvernement n’est pas favorable à cette initiative.

Le président Paul Biya se méfie de ce prélat dont les opinions tranchées ont souvent critiqué la gouvernance et tancé la longévité du chef de l’État au pouvoir. Les séparatistes ne veulent pas non plus en entendre parler. À leurs yeux, le fédéralisme dont Tumi est un adepte est une fausse bonne idée. L’homme de foi se retrouve ainsi pris entre deux camps antagonistes qui ont choisi l’escalade. « Nous n’avons pas renoncé », certifie-t-il dans son interview à Jeune Afrique.

Crise sociopolitique

Pendant ce temps, dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, des affrontements opposent les militaires aux bandes armées séparatistes. Plus de 1 800 civils et combattants anglophones ont été tués en plus de deux ans de conflit, tandis que 302 militaires et forces de l’ordre y ont perdu la vie. Plus de 560 000 personnes ont dû se réfugier au Nigeria voisin ou se déplacer dans d’autres régions du pays.

Dans cette interview, le cardinal Tumi se prononce également sur les autres médiations qui tentent de stopper la spirale meurtrière. Il parle également de la crise sociopolitique consécutive à l’élection présidentielle du 7 octobre 2018, du sort des prisonniers de l’opération anticorruption Épervier et de la modernisation du Cameroun avec ou sans… Paul Biya.

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3 comments

  1. The religious priest might consider a little inspiration from Albert Einstein: doing the same thing over and over, expecting a different outcome is insanity. There was AAC1 and then AAC2 and then SCNC or AAC3, all dealing with the obdurate thorny Anglophone problem. What are the prospects of AAC4 succeeding with one founding father (Simon Munzu) while the others (Sam Ekontang Elad, Benjamin Itoe, Carlson Anyangwe) watch in indifference on the sidelines?

    There is value in looking through alternative prisms!!!!!!!!

  2. Biya, can not entertain the Cardinal, because he is a terrorist { Ambazonian}. Or
    he is a dog, rat, Biafra etc. Much wonder, why the Cardinal, is insisting.

  3. Cardinal Tumi is a fraud. He says after listening for almost three years, he concluded that Ambazonians do not know what they want. Really? What a joke. Compare Tumi to late Cardinal Jaime Sin who helped bring down Ferdinand Marcos of the Philippines. The People’s Cardinal as he was called was on the streets of Manila protesting with the people.

    The Pope is another fraud. With blood dripping from his hands, Biya was welcomed to the Vatican with open arms and the Pope actually gave him the key to the Vatican. Apparently, the blood of Ambazonians does not matter to this Pope. Compare him to John Paul II who helped bring down communism in Poland and Eastern Europe.

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