Dépénalisation de homosexualité au Gabon, les camerounais s’inquiètent du risque de contagion

Koaci | Le vote surprise mercredi 24 juin 2020 par les députés gabonais de la dépénalisation de l’homosexualité dans leur pays, inquiète les camerounais qui craignent un risque de contagion dans tous les autres Etats de la Cemac (Cameroun, Congo, Guinée-Equatoriale, République centrafricaine et Tchad).

Les députés gabonais ont voté la dépénalisation de l’homosexualité à la majorité. 48 voix pour et 24 contre. 25 se sont abstenus. Il ne reste plus que le passage du texte au Sénat qui ne sera qu’une simple formalité.

La nouvelle qui a été rendue publique hier a fait l’effet d’une bombe au sein de l’opinion camerounaise aussi bien dans les médias que sur internet.

Si les activistes ouvertement pro LGBT estiment qu’il s’agit d’une « victoire » sur la discrimination, la majorité condamne.

L’avocate Alice Nkom très impliquée dans la lutte pour la dépénalisation de l’homosexualité au Cameroun, fait savoir qu’elle n’arrêtera pas son combat.

« Je lutte contre toutes les discriminations, sociale, tribale, sexiste ou en raison de l’orientation sexuelle (…) les droits de LGBT sont des droits humains », soutient maitre Alice Nkom.

Désapprobation

Pour une partie de l’opinion camerounaise le gouvernement gabonais a cédé à la pression des lobbies LGBT, « c’est la preuve que les institutions africaines sont otages des groupes puissants qui sont prêts à tout pour imposer l’homosexualité en Afrique », s’indigne un auditeur dans une radio privée de Yaoundé.

« Le Gabon est la honte de l’Afrique centrale », écrit Didier Ndengue journaliste blogueur camerounais bien connu.

« Désormais le diable danse en talons en public en Afrique centrale. Cette région convoitée par les plus grandes puissances du monde, se livre aux pratiques contre nature, alors qu’elle a mieux à faire », poursuit-il.

Pour d’autres camerounais, leur pays, présenté comme la locomotive de la Cemac est sous l’œil du cyclone des puissants lobbies LGBT.

Au Cameroun, l’homosexualité est punie depuis 1972. En effet, selon l’article 347-1 du code pénal de 2016 promulgué par la loi 2016/007 du 12 juillet 2016, « est punie d’un emprisonnement de six (06) mois à cinq (05) ans et d’une amende de vingt-mille FCFA à 200 000 FCFA, toute personne qui a des rapports sexuels avec une personne de son sexe ».

Les plus avisés savent que ce n’est qu’une question de temps pour que les puissants groupes LGBT fassent sauter le verrou de l’article 347 qui punit l’homosexualité au Cameroun.

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