CmerounOnline.ORG | Le Cameroun se montre intransigeant en ce qui concerne son secteur minier, en lançant une nouvelle opération de grande envergure pour récupérer des pertes financières colossales. L’objectif ? Environ 680 milliards de dollars de pertes en recettes fiscales et douanières liées à la production de près de 17 tonnes d’or.
La vaste opération de répression du gouvernement intervient après que des écarts flagrants ont été constatés entre le volume réel d’or produit et les quantités officiellement déclarées par les sociétés minières. En sous-déclarant leurs rendements, les exploitants ont potentiellement coûté des milliards à l’État — des revenus qui sont désespérément nécessaires au développement économique du pays.
La stratégie de réforme
Pour colmater ces fuites massives, le Cameroun déploie un cadre réglementaire à plusieurs niveaux conçu pour réviser la façon dont l’or est tracé, de la terre jusqu’au marché.
Les mesures clés de cette nouvelle opération comprennent :
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Renforcement des contrôles sur les sites : Une présence accrue du gouvernement et une surveillance directe sur les sites d’exploitation minière.
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Seuils de livraison minimums : Établissement d’exigences de production de base que les opérateurs doivent légalement respecter et déclarer.
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Traçabilité renforcée : Amélioration du suivi à chaque étape de la récupération du minerai pour s’assurer que le parcours de l’or est entièrement documenté et transparent.
L’épicentre : Les régions de l’Est et de l’Adamaoua
La cible principale de cette première phase de répression sera les opérateurs actifs dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua, qui sont des pôles majeurs pour l’extraction minérale du pays.
En reprenant le contrôle de ce secteur vital, les responsables de l’État espèrent transformer l’exploitation aurifère, passant d’un système peu réglementé à un pilier fiable de la croissance économique du Cameroun.
