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Les conditions des partis camerounais pour les scrutins 2020

Deutsche Welle | À trois jours du début du dépot des candidatures, les partis du pays affinent leurs critères pour les candidats qui souhaitent se présenter à l’élection.

“Le président Biya souhaite un rajeunissement” (Grégoire Owona)

Les élections législatives et municipales se tiendront donc le 9 février 2020 au Cameroun. À trois jours du début du dépôt des dossiers, les différentes formations politiques s’efforcent de remplir tous les critères. Le MRC de Maurice Kamto a même élaboré ses propres conditions.

Dans une circulaire publiée le week-end dernier, le président camerounais, par ailleurs président du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), a lui fixé plusieurs conditions que doivent remplir les militants pour être candidats à ces élections. “Le parti va investir cette fois-ci les candidats qui auront été sélectionnés par la base.

Et le président souhaite qu’il y ait un rajeunissement”, explique Gregoire Owona, ministre du Travail et de la Sécurité sociale, et, depuis 1992, secrétaire général adjoint du RDPC. Mais d’ajouter : “Si ceux qui ont fait un certain nombre d’années restent populaires dans leur fief, il est clair qu’ils seront candidats”.

MRC : place aux jeunes

Dans une circulaire signée mardi dernier, le président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), Maurice Kamto, a donc mis en place “une commission en charge des investitures pour les élections municipales et législatives”. “Cette démarche du RDPC, c’est pour répondre au MRC qui a toujours mis en avant le genre, la jeunesse”, précise Okala Ebodé, membre du bureau exécutif du MRC. “Maurice Kamto avait fait une circulaire pour dire que les listes du MRC sont ouvertes même aux acteurs de la société civile. Je pense plutôt que c’est en voulant répondre à cette ouverture du MRC aux acteurs de la société civile que le RDPC a pris cette résolution.”

Okala Ebodé (MRC) : “Cette démarche du RDPC, c’est pour répondre au MRC”

Pour sa part, Joseph Owana Ntsama, politologue à la Fondation Paul Ango Ela à Yaoundé estime que le renouvellement du personnel politique est inéluctable. “Une situation comme celle de monsieur Cavayé Yéguié qui est député depuis près de 50 ans ou président de l’Assemblée nationale depuis une trentaine d’années, cela fait beaucoup. Il faudrait que les gens comprennent que le Cameroun ne leur appartient pas.”

La configuration de la prochaine Assemblée nationale pourrait ressembler à celle de la législature de 1997-2002. Quoique majoritaire à la chambre basse avec 109 députés sur 180, le RDPC au pouvoir avait alors dû faire face au contrepoids du Social democratic front qui disposait de 43 sièges.

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