CameroonOnline.ORG | L’ambiance était électrique sur le plateau de The Big Show sur beIN Sports. Autour du présentateur Nico Colombien, les esprits s’échauffaient gentiment. Karl Toko-Ekambi, Nordine Ganso, Le Boug Arknow et Benjamin Moukandjo s’apprêtaient à ouvrir les dossiers brûlants de cette Coupe du monde 2026.
Nico se tourna vers Toko-Ekambi :
« Parfait. Je te laisse tirer la dernière question, Karl. »
La question s’afficha sur les écrans : Les nations africaines ont-elles déçu sur les 16es de finale ?
Karl secoua la tête, un brin philosophique. « Pour moi, non. On est des éternels insatisfaits. Si on nous avait dit avant qu’il y aurait neuf équipes africaines en 16es, personne ne l’aurait cru ! Elles ont juste manqué d’expérience. »
Le Boug Arknow rebondit immédiatement, l’œil brillant de fierté :
« 90 % des équipes africaines sont passées en 16es ! C’est la confédération avec le plus haut taux de pays qualifiés. Ça, on ne le dit pas, mais moi je le dis ! C’est du jamais vu. Alors oui, on est déçus parce qu’on voulait plus… On pense au Sénégal, au Congo… Il y avait de la place. Mais comme on dit : avant d’être grand, faut accepter d’être petit. C’est la première Coupe du monde à 48, on apprendra de nos erreurs. »
Nordine Ganso intervint, touchant du doigt un point crucial : le choix du cœur pour les binationaux. « Il faut faire confiance à vos pays. Regardez le Congo ! Des gars comme Sipenga, Sadiki, ou Mbuku. En France, ils n’auraient peut-être pas eu leur place. Au Congo, ce sont des superstars. Johan Wissa est incroyable ! Quand ton cœur parle pour le Congo, le Maroc ou l’Algérie, il faut y aller. Le niveau de l’Afrique va naturellement exploser. »
Moukandjo acquiesça, nuançant la difficulté de ce choix pour un gamin de 18 ans né en France, appelé par les Bleus. Puis, il jeta un pavé dans la mare des structures administratives, déplorant qu’en 2026, le Sénégal souffre encore de problèmes de contrats de coach en pleine compétition : « On fait un pas en avant, deux pas en arrière. Si l’administration ne fonctionne pas, sur le terrain ça ne marche pas. »
Le Grand Dossier : Le Plus Grand Joueur Africain de l’Histoire
Nico Colombien décida alors de lancer le segment le plus attendu, demandant une objectivité totale aux invités et au chat en direct. L’objectif ? Trouver le roi absolu du continent.
Les noms s’accumulèrent rapidement sur le tableau : George Weah, Roger Milla, Didier Drogba, Mohamed Salah, Sadio Mané, Yaya Touré, Emmanuel Adebayor, Riyad Mahrez, Achraf Hakimi, Abedi Pelé, Jay-Jay Okocha.
Arknow avoua sa fascination pour Okocha : « Le plus impressionnant technique, c’est Jay-Jay. Même Ronaldinho et Anelka le disaient à l’entraînement à Paris ! » Moukandjo, lui, vota pour Yaya Touré, le milieu intouchable de Manchester City.
Puis, l’heure de l’écrémage commença. Un processus cruel mais nécessaire.
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Karl élimina Abedi Pelé (pas de sa génération) et Adebayor.
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Arknow sortit la légende Roger Milla et Riyad Mahrez, la mort dans l’âme.
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Moukandjo écarta Hakimi (encore en activité) et prit une décision forte : « J’enlève Mohamed Salah. Pour entrer dans l’histoire, il faut gagner avec son pays, et Salah n’a pas encore de trophée avec l’Égypte. »
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Karl élimina ensuite Okocha, suivi de Moukandjo qui retira Yaya Touré.
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Arknow, face au dilemme de la mort entre Drogba, Mané, Weah et Eto’o, choisit de sortir Sadio Mané uniquement parce qu’il n’avait pas fini sa carrière.
Il ne restait plus qu’un trio légendaire : George Weah, Samuel Eto’o, Didier Drogba.
La Finale : Le Choix du Président
Toko-Ekambi prit ses responsabilités pour désigner les deux finalistes :
« George Weah a gagné le Ballon d’Or, il doit être en finale. Entre Eto’o et Drogba… Didier m’a choqué à Marseille et à Chelsea, mais sur la longévité et les titres gagnés avec le pays, Samuel Eto’o est devant. En plus, c’est mon président de fédération au Cameroun, s’il regarde la télé et que je le sors, je ne peux plus rentrer chez moi ! » dit-il dans un éclat de rire.
Le verdict final revint à Le Boug Arknow. Le choix entre le pionnier et le titan.
« Mister George, c’est le fondateur. Prendre le Ballon d’Or en 1995 alors qu’aucun non-européen ne l’avait fait, c’est monumental. Mais Samuel Eto’o… c’est beaucoup trop fort. Les gens passent leur temps à dire le Barça de Messi ou de Ronaldinho, mais c’était le Barça d’Eto’o ! Et quand il part à l’Inter, il gagne encore le triplé consécutif. Ça ne s’est jamais vu. Je ne suis pas camerounais, mais pour moi, le plus grand, c’est le Président Samuel Eto’o. »
Moukandjo conclut avec émotion sur son ancien coéquipier : « Il avait cette force de caractère. Il te regardait et te disait : “Aujourd’hui, je mets un but”, et il le faisait. C’était un régal. »
Le débat se ferma sur cette certitude, confirmant qu’au panthéon du football, le Lion Indomptable rugissait plus fort que les autres.
L’intégralité de cet échange passionnant et les réactions des invités sont à retrouver directement en vidéo sur YouTube : Regarder l’émission complète sur la chaîne officielle.
