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Panique au port de Douala (enquête)

APAnews | Le Port autonome de Douala (PAD), la métropole économique camerounaise, est actuellement plongé dans une psychose à la suite d’une rumeur faisant état du démantèlement du système informatique par l’opérateur du terminal à conteneurs Douala International Terminal (DIT), appelé à cesser ses activités en fin décembre, a constaté APA sur place.

Aussi bien dans les services de la douane qu’au Guichet unique (Guce) dudit terminal, la plupart des usagers interrogés, constitués en grande partie d’importateurs, ne cachent pas leur inquiétude face à la perspective d’une paralysie des activités dès janvier 2020, avec la disparition du logiciel «Oscar» des plateformes informatiques de gestion.

«On nous dit que DIT, c’est-à-dire le consortium constitué au PAD par le groupe français Bolloré et son partenaire danois Maerks (APMT), en activité depuis 2005, s’apprêtent à tout saboter avant de partir», confie sous le couvert de l’anonymat un homme d’affaires, cachant à peine ses appréhensions quant à l’avenir de ses transactions.

Dans les locaux de DIT le responsable du service informatique, Arlais Ntchana, évoque une cabale visant à ternir l’image d’APMT. «Le moindre incident, à notre niveau, entraîne automatiquement l’arrêt de toutes les opérations sur le terminal à conteneurs. Notre système n’est pas isolé, en ce sens qu’il permet la gestion non seulement des conteneurs sur le terminal, mais aussi d’être en connexion avec les autres partenaires du port ».

La folle rumeur serait, à en croire des sources dignes de foi, née à la suite de la venue récente à Douala d’une délégation conduite par le directeur général adjoint du groupe Bolloré Transport & Logistics (BTL), Philippe Labonne, qui selon les informations relayées par la presse locale aurait reçu consigne de démanteler le réseau informatique installé par sa structure, de façon à conduire à l’arrêt total du fonctionnement de la principale place portuaire du pays dans un peu plus d’un mois.

«Comme chaque année, BTL organise une réunion budgétaire de ses services, explique Arlais Ntchana. D’où la visite de M. Labonne ici. Il vous suffit de faire un tour dans nos services dédiés pour constater que nous travaillons en toute sérénité ».

Ici et là, APA a pu noter une certaine fébrilité en rapport avec l’attribution provisoire, finalement suspendue par le président Paul Biya le 25 octobre dernier, de l’exploitation de la place portuaire de Douala à l’opérateur italo-suisse Terminal Investment Limited (TIL). Au cas où, entre-temps, n’intervenaient pas les conclusions définitives de la procédure judiciaire engagée par le groupement franco-danois APMT pour sa réhabilitation, ladite place devrait en effet entrer dans une phase de gestion transitoire qui échoira au PAD.

D’ores et déjà, apprend-on encore de source proche du dossier, l’autorité portuaire a acquis un logiciel dénommé «Navis TOS» à la faveur d’un marché de gré à gré passé, à hauteur de quelque 2 milliards FCFA, auprès de l’américain Port Technology AIS.

Mais la mise en fonctionnement du nouveau réseau devrait nécessiter la formation du personnel et la mise à niveau du réseau, toute chose qui pourrait prendre 6 à 8 mois, selon les prévisions les plus optimistes, et donc conduire éventuellement à un «black-out».

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One comment

  1. #1. Rumors are best fought with facts. How are we doing here?

    #2. Every new technological installation is supposed to be backed up by a standby system. How are we doing with Plan B?

    #3. If the worse comes to the worst and litigation becomes necessary, we have to fall back on our lawyers who are out of Kondengui. Are there any more lawyers locked out there? We must quickly apologize to Maurice Kamto and restore his glories of BAKASSI days.

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