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Vers la suspension des importations de plusieurs matériels de construction

APAnews | Le Cameroun envisage de mettre un terme à l’importation de plusieurs matériels de construction, dont le fer à béton, les tôles et la peinture, en vue notamment de protéger la production locale, a-t-on appris mercredi de sources concordantes.

Une concertation est déjà en cours entre le ministère du Commerce et les producteurs locaux, avec pour objectif de trouver une solution efficace à ce problème.

En effet, « la production nationale de fer à béton, tubes, tôles et autres cuves est largement suffisante pour combler la demande locale », remarquent des opérateurs de ce secteur d’activité.

Faisant le point de la situation, les producteurs locaux ont renseigné que la quantité de tubes de fer produites au Cameroun est de 30.000 tonnes alors que la demande est estimée à 14.000 tonnes, soit un surplus de  production de 16 000 tonnes.

Concernant les tôles, la production se situe à 38.000 tonnes par an, là où la demande nationale se situe autour de 21.000 tonnes. Ce qui représente ainsi une surproduction de 17.000 tonnes.

Dans ce contexte, les acteurs des filières sidérurgie et métallurgie et les associations des droits des consommateurs se plaignent du phénomène des importations massives, considérant cela comme « un frein au développement du secteur », d’où l’arbitrage sollicité des pouvoirs publics.

Par ailleurs si ces matériaux existent en quantité sur le marché local, il se pose tout de même le problème de qualité selon la Ligue camerounaise des consommateurs (LCC) qui appelle ainsi les producteurs locaux à respecter les normes internationales.

Pour mieux cerner les contours du problème, une mission interministérielle va bientôt effectuer une descente sur le terrain. « C’est à l’issue de cela qu’on verra les mesures à prendre relativement à l’esprit des orientations présidentielles en matière de contrôle des importations tout en préservant l’industrie locale », a expliqué le ministère du Commerce.

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4 comments

  1. First things first! Quality control of all Cameroon made products, second the place of consumption thirdly just for now let’s see the price. Sofar all Cameroon made products are relatively more expensive than the imported ones. .customers cannot afford the prices. If u can build a house here then u can build 3 houses somewhere else. .many field are needed in industries so as to chain up the activities..create as many as possible first.afterwhich the main fabrication industry. So whatever raw materials from other countries. .the world needs each other. .go look for raw materials in Asia, Europe and America then our home made products can stand the market. In 1900 the industrial revolution was born in Europe. So no guns for now.we need the living in our development.

  2. Consumers opt for imported materials because they’re cheaper and of better quality. Its very ironical that locally made products in cmr are more expensive and lesser in quality than imported brands.

    In fact, lrc is regressing while other sub Saharan African economies are making significant strides in development. With the current state of things, lrc might become a submerged economy by 2035.

  3. Suddenly they are beginning to realise the importance of knowledge-based/need-based/demand and supply economics, that realistic statistics are the base for sustaining the economic development of a country. However, corruption will always be the biggest impediment in implementing any economic reforms in lrc.

  4. Backwards country! Stop importing champagne, wine, rice, palm oil, fish, chicken, canned goods, paper and paper products, Gucci hand bags, foreign watches, clothing and shoes etc A bushman must feel good in foreign made goods with glass of foreign wine too! Markets are burning from poor electrical wiring and shabby construction. Next thing will be buildings collapsing from inferior materials. Do they teach business 101 in ENAM? How can you lead and plan for the future without basic business /economic knowledge?

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