CamerounOnline.ORG | Le paysage économique du Cameroun s’apprête à vivre une transformation radicale. Historiquement dépendante de ses exportations de brut, la nation centrafricaine anticipe un basculement majeur où l’exploitation minière deviendra le principal moteur de ses ressources nationales.
Selon des informations rapportées par l’agence Reuters, le gouvernement camerounais prévoit que les revenus générés par le secteur minier surpasseront bientôt ceux du pétrole, avec des projections ambitieuses atteignant 1,75 milliard de dollars.
Une transition dictée par l’épuisement des puits
Ce changement de cap n’est pas le fruit du hasard. Le Cameroun fait face depuis quelques années à un déclin structurel de sa production pétrolière, causé par la maturation et le tarissement de ses principaux champs en exploitation, ainsi qu’un manque de nouveaux forages majeurs.
Pour compenser la baisse des recettes de l’or noir et stabiliser les budgets de l’État, Yaoundé a décidé d’accélérer l’exploitation de son immense potentiel sous-terrain. Le pays regorge en effet de gisements massifs encore sous-exploités, notamment :
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Le fer (avec des projets d’envergure comme celui de Mbalam)
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La bauxite
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L’or
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Le diamant et le cobalt
Une reprise en main réglementaire
Cette transition vers l’ère minière s’accompagne d’un grand nettoyage sectoriel. Le ministre des Mines par intérim a récemment mis en lumière la volonté de l’État de mieux capturer la valeur de ses ressources en luttant fermement contre l’exploitation illégale et la sous-déclaration des volumes, en particulier dans la filière aurifère. L’adoption d’un nouveau code minier s’inscrit dans cette dynamique visant à assainir le milieu et à maximiser l’impact fiscal pour le Trésor public.
Si les promesses de ce boom minier se concrétisent, le Cameroun pourrait non seulement diversifier son économie de manière durable, mais aussi s’imposer comme un acteur minier incontournable sur le continent africain au cours des prochaines années.
