« Sans Pitié » : Résumé de la conférence de presse d’avant-match des Bafana Bafana avant le choc contre le Cameroun

CamerounOnline.ORG | Les enjeux ne pourraient être plus élevés alors que les Bafana Bafana se préparent à affronter les Lions Indomptables du Cameroun en huitièmes de finale de la CAN. L’histoire est chargée, tournant spécifiquement autour du sélectionneur de l’Afrique du Sud, Hugo Broos, qui a mené le Cameroun au titre en 2017 avant d’être limogé quelques mois plus tard.

Lors d’une conférence de presse enflammée au Maroc, Broos et le maestro du milieu de terrain Teboho Mokoena ont été clairs : l’Afrique du Sud n’a pas l’intention de rentrer à la maison de sitôt.

Voici les points clés de ce point presse.

1. Broos sur le Cameroun : « Pas de rancune, mais pas de pitié »

Naturellement, la salle de presse bourdonnait de questions sur une potentielle « revanche ». Il y a huit ans, Broos a offert un trophée au Cameroun, pourtant il a été remercié peu de temps après. Lorsqu’on lui a demandé si ce match était personnel, le tacticien belge a été pragmatique mais impitoyable.

« Je n’ai pas de rancune… Mais pas de pitié demain. Vous pouvez en être sûr. Pas de pitié demain. Je dois gagner ce match. C’est tout ce qui compte. »

Broos a insisté sur le fait que sa motivation découle purement de son devoir en tant que sélectionneur sud-africain, et non d’un désir de régler ses comptes avec ses anciens employeurs.

2. « Nous avons fait nos valises pour la finale »

Teboho Mokoena, parlant au nom des joueurs, a affiché une confiance tranquille. Malgré une phase de groupes difficile, l’état mental du camp est résolu. Interrogé sur la pression d’un match à élimination directe, Mokoena a lâché la phrase du jour :

« Nous ne pouvons plus subir de défaites, car si nous perdons maintenant, nous rentrons à la maison. Et nous ne prévoyons pas de rentrer parce que nous avons pris assez de vêtements pour tenir jusqu’en finale. »

Mokoena a également révélé une dimension émotionnelle quant à la motivation de l’équipe : les joueurs pensent que ce sera la dernière CAN d’Hugo Broos avec eux. Ils sont déterminés à lui offrir un « bel adieu » sous la forme du trophée de la CAN.

3. Une Afrique du Sud « différente » arrive

Broos a été franc concernant la performance de l’équipe lors des phases de groupes, admettant qu’ils attendaient plus d’eux-mêmes. Il a noté qu’une certaine complaisance s’était peut-être installée après une longue série de bons résultats.

Cependant, il a lancé un avertissement au Cameroun : les Bafana Bafana qui entreront sur le terrain pour les huitièmes de finale ne seront pas la même équipe que celle vue la semaine dernière.

« Ce que j’ai vu la semaine dernière à l’entraînement était totalement différent… Je suis sûr que demain, vous verrez une autre Afrique du Sud que celle des phases de groupes. »

4. Entraîneurs africains et leadership

Broos a également abordé la montée en puissance des entraîneurs locaux africains, notant que bien qu’il soit le dernier entraîneur étranger à avoir remporté le tournoi (2017), les entraîneurs locaux font leurs preuves. Il a exhorté les fédérations à faire preuve de patience, déclarant : « Nul n’est prophète en son pays », soulignant la pression injuste souvent placée sur les managers locaux par rapport à leurs homologues européens.

Concernant le leadership sur le terrain, Mokoena a souligné que l’équipe ne repose pas sur une seule voix. Avec les capitaines des Orlando Pirates et des Mamelodi Sundowns dans l’effectif, le vestiaire est rempli de leaders prêts à guider les plus jeunes.

5. Frustrations logistiques

Ce ne serait pas un tournoi majeur sans quelques maux de tête logistiques. Broos a exprimé sa frustration concernant les installations d’entraînement au Maroc. Il a révélé que l’équipe perd près de 90 minutes en temps de trajet juste pour se rendre aux terrains d’entraînement, un contraste frappant avec ses expériences au Gabon et en Côte d’Ivoire.

« Je ne suis pas content de ça », a admis Broos, bien qu’il ait rapidement précisé que ce ne serait pas une excuse pour le match.

Le Verdict

L’ambiance dans le camp sud-africain est un mélange de frustration logistique, d’honnêteté sur les performances passées et de détermination absolue pour l’avenir.

Avec un entraîneur qui connaît l’adversaire par cœur et une équipe qui a « fait ses valises pour la finale », le choc de demain promet d’être palpitant. Comme l’a conclu Broos en conférence : Pas de pitié.

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