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Cameroun : 4190 accidents de la route enregistrés depuis début 2017 (ministre)

APA-Yaoundé (Cameroun) – Au total 4190 accidents, répartis en 179 mortels, 784 corporels et 3227 matériels, ont été enregistrés sur les routes camerounaises depuis le début de l’année en cours, a déclaré le ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma Bakary.

S’exprimant au cours d’un point de presse jeudi soir à Yaoundé, il a fait état d’un mois d’août «particulièrement mortel» avec un total de 626 accidents qui toutes catégories confondues se répartissent ainsi : 34 mortels, 79 corporels et 513 matériels pour 98 morts.

En comparaison à ces 8 premiers mois particulièrement dramatiques, dont 70% des cas étaient par ailleurs dus à des causes humaines, 20% à des causes infrastructurelles et 10% à des causes techniques, il a précisé qu’un peu plus de 1200 personnes avaient perdu la vie des suites d’accidents de la route en 2010, contre 3088 cas et 1102 morts en 2014.

Selon Issa Tchiroma Bakary, les principales causes de ces drames sont humaines, matérielles, infrastructurelles et environnementales, la responsabilité des conducteurs étant mise en avant à travers l’excès de vitesse, les mauvais dépassements, la surcharge de passagers et/ou de marchandises, la conduite en état d’ébriété, les mauvais stationnements, le défaut de pré-signalisation de véhicules en détresse, l’utilisation du téléphone et le déficit de compétences au volant, ou encore le chevauchement des lignes continues.
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Le porte-parole du gouvernement a aussi indexé les patrons d’agences de voyages, dont plusieurs s’illustrent par le faible traitement salarial et l’absence de protection sociale des conducteurs, le défaut de planning de rotation de ces mêmes conducteurs, et pour certains, le caractère clandestin de leurs activités.

S’agissant des causes matérielles, «elles sont directement liées à l’état technique des véhicules majoritairement caractérisé par l’usure des pneus, la défaillance des systèmes de freinage, la complaisance coupable des agents chargés d’assurer la visite technique des véhicules».

En termes de causes infrastructurelles, M. Tchiroma a d’une manière générale pointé le mauvais état des routes, les défaillances de visibilité, le défaut de cantonnage des abords de chaussées, la rareté voire le manque d’aires de repos, l’absence de matériels de dégagement de véhicules en panne ou abandonnés aux abords des chaussées, la mauvaise signalisation routière, la disposition de dos d’ânes intempestifs à quoi s’ajoute, au plan environnemental, la pluviosité et les temps brumeux réduisant la visibilité des conducteurs.

Face au déferlement des accidents de la circulation, le gouvernement a décidé d’assainir le circuit d’obtention et de délivrance du permis de conduire et de renforcer la formation des candidats à l’examen du permis de conduire.

Cette réforme comprend également l’informatisation des fichiers des auto-écoles, le suivi de la formation des apprenants, la sécurisation et l’informatisation du circuit d’examen du permis de conduire, la production d’un permis de conduire sécurisé, l’introduction d’un formulaire règlementaire d’établissement du permis de conduire garanti par le Système de sécurisation des documents de transport (SSDT).

Dans le même temps, le gouvernement annonce la multiplication des contrôles permanents et inopinés dans les points d’embarquement et de débarquement des passagers aux points de ramassage, la généralisation des tests d’alcoolémie, l’intensification du contrôle de la régularité des plaques d’immatriculation, des visites techniques des véhicules et du permis de conduire.

Au-delà de l’institution de nouvelles peines privatives de liberté envisagée, les pouvoirs publics camerounais envisagent à court terme d’imposer une limitation vitesse plafonnée à 100 kilomètres par heure pour les véhicules de transport en commun et les poids lourds, sans oublier l’intensification des campagnes de cantonnage, de surveillance des barrières de pluies et de traitement de la dégradation des chaussées et des équipements routiers.

APAnews

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2 comments

  1. La 1ere cause est le manque de routes et la corruption. FAUX POLICIERS , FAUX PERMIS.

  2. #1. What role, if any, do insurance companies play in curbing road accidents?
    #2 Why do Cameroonians not take off time from their very busy schedules to ask why they pay heavy insurance premiums yet do not get indemnified whenever accidents occur?
    #3. Why is it that the Head of State pays for accidents instead of insurance companies?
    A) Nsam B) Eseka C) Mile 29 Muyuka D) etc