Home / Business / Le cacao camerounais tente de se faire une place au soleil

Le cacao camerounais tente de se faire une place au soleil

VOA | Après la décision d’Abidjan et d’Accra de s’unir pour assurer à leurs producteurs un prix minimum pour leur cacao, le débat se poursuit au Cameroun, où le déclin de la culture du cacao date de la fin les années 80.

audio
Le cacao représente 15 % des recettes d’exportation du Cameroun. C’est un produit de rente déterminant dans le développement du pays, même s’il ne représente que 2,1 % du produit intérieur brut. Environ 600.000 familles vivent de la filière cacao. Mais celle-ci est en recul depuis la fin des années 80.

Jean-Marie Cacao, c’est ainsi que tout le monde l’appelle, est un producteur du centre du Cameroun : “Le planteur a des difficultés au niveau de l’utilisation des fongicides et au niveau du travail physique que représente cette activité.”

La crise des années 80 a provoqué le désengagement de l’Etat dans les soutiens aux producteurs de cacao, notamment pour fertilisants, les fongicides et le désenclavement des bassins de production.

Reprise timide

Ces dernières années néanmoins, il y a eu une légère reprise, avec la promotion par l’Etat des normes de récolte, de fermentation et de séchage du cacao. L’Etat veille également au respect des prix homologués.

Camille Ndzana, représentant d’une société d’exportation basée à Douala, qui va collecter les fèves dans l’arrière-pays: “Le prix qui nous est donné à Douala est restitué à sa juste mesure. C’est-à-dire que quand ils arrivent à se regrouper à deux ou à quatre, on arrive à leur donner une plus-value. Si le prix à Douala est à 1.000 francs, on leur donne 900 et plus pour nous permettre de rentrer dans nos frais.”

Qualité plus que quantité

L’Etat du Cameroun, à travers la SODECAO (Société de développement du cacao), soutient donc la relance de la culture de cacao. Avec en particulier l’augmentation des surfaces des champs semenciers qui atteignent aujourd’hui en moyenne 50 hectares.

Le rendement représente toujours la moitié de ce qu’il était il y a 30 ans mais Jean-Claude Ako’o Akouafane, le directeur général de la SODECAO, explique que l’objectif n’est plus de faire du volume : “Nous travaillons pour améliorer la qualité de la production. Et en aval, il y a d’autres structures qui interviennent, c’est le cas de l’Office national du cacao et du café, qui suivent de plus près les mesures sur la qualité du cacao. Nous avons également réintroduit une couverture phytosanitaire pour protéger le verger. Des efforts sont faits en ce qui concerne le conseil agricole. Nous venons de former nos agents pour des techniques très pointus de greffage, de pollinisation manuelle. Mais nous sommes dans un secteur particulier où une action qui est lancée aujourd’hui ne porte ses fruits que dans trois, quatre ou cinq ans.”

Le nouveau plan de relance de la culture du cacao Cameroun s’étale de 2020 à 2027. Pour améliorer les revenus des producteurs camerounais de la fève marron, la SODECAO, affirme son directeur Jean-Claude Ako’o Akouafane, mise sur les partenariats tant au niveau de l’élite locale, que des transformateurs mondiaux du cacao.

Check Also

Cameroon PM urges press to be responsible in dissemination of information

YAOUNDE, Nov. 19 Xinhua | Cameroon’s Prime Minister Joseph Dion Ngute on Tuesday called on …

One comment

  1. There are plenty of customers out there willing to pay a higher price for this agricultural product .clue …they don’t speak French.

efficitur. consectetur risus felis amet, id Nullam quis, commodo Lorem luctus porta.