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Seidou Mbombo Njoya

Seidou Mbombo Njoya élu à la tête d’une Fécafoot en crise

RFI | Seidou Mbombo Njoya a été élu président de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot), ce 12 décembre 2018. Cet ancien vice-président de la Fécafoot arrive à la tête d’une institution minée par plusieurs années de guerres intestines et qui a été placée sous tutelle par la Fédération internationale (FIFA) à deux reprises depuis 2013.

L’interminable crise au sein de la Fédération camerounaise de football (Fécafoot) a-t-elle trouvé son épilogue, ce 12 décembre 2018, après plus de cinq années de rebondissements rocambolesques ? Seidou Mbombo Njoya a été élu à la présidence de la Fécafoot avec 46 voix sur les 66 exprimées. « Je suis très heureux d’avoir remporté cette élection, a savouré l’élu, au micro de notre correspondant Joël Wadem. Ça a été une bataille extrêmement difficile. Je félicite et je rends hommage à mes adversaires ».

Joseph-Antoine Bell, ex-gardien de but des « Lions indomptables » et actuel consultant de RFI, faisait figure de principal rival à Seidou Mbombo Njoya. Mais, avec 17 voix, il n’a pu empêcher l’ex-vice-président de la Fécafoot d’accéder à la fonction suprême.

Un vieux routier du football africain

Seidou Mbombo Njoya est un vieux routier du football camerounais et africain. Il a été président du Fédéral du Noun, un club de 2e division. Il a également été responsable du Protocole d’Issa Hayatou à la Confédération africaine de football (CAF). Il a par ailleurs été directeur du bureau de la Fédération internationale de football (FIFA) en Afrique centrale.

« J’aimerais remercier mes pairs délégués qui m’ont accordé leur confiance, a poursuivi Seidou Mbombo Njoya. Je voudrais leur dire combien j’apprécie le fait qu’ils aient répondu à mon appel pour que, ensemble, on puisse rassembler, rebâtir, reconstruire notre football sur la base de valeurs telles que l’éthique, la bonne gouvernance et la professionnalisation du foot ».

Une Fécafoot en crise

Seidou Mbombo Njoya a du pain sur la planche. La perte de l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations 2019 n’est que le plus récent problème auquel la Fécafoot a été confrontée ces dernières années.

La Fédération camerounaise a en effet été mise sous tutelle par la FIFA, à deux reprises, suite à d’invraisemblables querelles intestines. La première fois, c’était en 2013, lorsque la réélection d’Iya Mohammed à la tête de la Fécafoot a été annulée par les autorités locales. L’ancien dirigeant de la Société de développement du coton (Sodecoton) est depuis en prison et a été jugé coupable de détournements de fonds au sein de la Sodecoton, en septembre 2015.

La deuxième fois, c’était en 2017. La FIFA a remis les mains dans le cambouis lorsque l’élection de Sidiki Tombi A Roko de 2015 a été invalidée. Un Comité de normalisation (Conor) avait été instauré. Le mandat de ce Conor a théoriquement pris fin ce 12 décembre 2018. La Fécafoot est donc censée retrouver un statut de fédération à part entière. En théorie.

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3 comments

  1. Too Little Too Late!. Cameroon had a lot of chances to Elect a Football Federation President Before the Confederation of African Football CAF withdraw their hosting rights. Bu,why did Cameroon not do it?.Why did Cameroon not include the most populous city in Anglophone Cameroon in the planning for African Nations Cup ? .Only Paul Biya and ex convict Friend Paul Atanga Nji Know Why.

  2. Trop peu, trop tard!. Le Cameroun a eu beaucoup de chances d’élire un président de fédération de football avant que la CAF ne retire ses droits d’hébergement. Pourquoi le Cameroun ne l’a-t-il pas fait? Pourquoi le Cameroun n’a-t-il pas inclus la ville la plus peuplée du Cameroun anglophone dans la planification de la Coupe d’Afrique des nations? .Seulement Paul Biya et son ex-condamné ami Paul Atanga Nji savent pourquoi.

  3. Its just a matter of time before we hear of another split. Especially when those who voted for him don,t seem to get the benefits promised to them prior to elections. People have lost faith in all institutions in Cameroon. Same old faces keep coming up. We need people out of the old establishments to be given a chance.