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Sally Nyolo, cantatrice engagée contre les mariages précoces

Journal du Cameroun | L’artiste camerounaise est programmée dans les instituts français de Yaoundé et Douala les 20 et 26 janvier dans le cadre du projet « La voix aux femmes ».

Sally Nyolo. Chanteuse camerounaise au grand sourire et aux airs bien connus. Gagnante du Prix découvertes Rfi 1997, elle est programmée sur les scènes de l’Institut français de Yaoundé et de Douala, respectivement les 20 et 26 janvier 2018.

Après une vingtaine d’années de carrière, Sally Nyolo est restée présente dans les esprits à travers le monde. Jalouse de son identité, la native de la Lékié (dans la région du Centre du Cameroun) continue de conter les mystères de la forêt dont elle se fait cantatrice. Avec son Mvet, Sally Nyolo impose l’authenticité qui émane d’elle.

Zap Mama

C’est en France, où elle s’installe à l’âge de 13 ans, que la Camerounaise explore son potentiel. Au cours de son adolescence, puis à l’université, elle chante dans plusieurs groupes. Pendant plus de dix ans, Sally Nyolo chante comme choriste et collabore avec des célébrités du moment dont Princesse Erika.

Sally Nyolo se lance dans une carrière solo en 1991. Au gré des rencontres, elle rejoint le groupe féminin belgo-congolais Zap Mama. Avec le band, Sally Nyolo tourne aux quatre coins du monde et enregistre deux albums live.

En 1996, Sally Nyolo sort « Tribu », son premier album solo sur le label Lusafrica de José Da Silva. Le disque remporte un franc succès pour sa singularité. Les titres sont composés et interprétés en Eton, la langue de ses ancêtres. Elle remporte logiquement le Prix découvertes Rfi en 1997. Depuis, l’artiste camerounaise poursuit sa carrière. Son dernier album « Tiger Run » (2013) a été bien accueilli, même si le succès n’a pas égalé celui de « Tribu ».

Les 20 et 26 janvier 2018, elle va chanter à Yaoundé puis à Douala pour une cause qui lui est chère : le mariage précoce des filles. Sally Nyolo a dit être touchée par ce phénomène, étant elle-même fruit d’un mariage précoce. « Je me suis rendu compte, après longtemps, que ma propre mère (…) s’était mariée avant l’âge. Et on avait dû ajouter, à cette époque, deux années sur son âge civil pour qu’elle puisse se marier », a-t-elle confié aux confrères de la Crtv.

Sally Nyolo sera sur la scène des Instituts français de Yaoundé et Douala en compagnie de la Gabonaise Pamela Badjogo, finaliste du Prix découvertes Rfi 2016. Elles ont été choisies dans le cadre du projet « La voix aux femmes » de l’Institut français du Cameroun.

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2 comments

  1. O ne teke si, me teke yôp
    O ne teke minga, me teke n’nom
    O ne teke modjan, me te ke ndom
    Mon étam bia njin va nge ndjouk bia yen!
    ……..
    Tam-Tam a moté,tam za bi ke….
    Dixit: Sally Njolo.

    Hummm la classe de ce titre phare .

  2. Redécouvrez la beauté de la musique Camerounaise avec Henri Dikongué: “C’est la vie ”
    Une coupe de champagne avec votre chérie/ chéri , en dansant un slow facon ‘grand-pere’ vous fera du bien..
    Hihihi…