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Le procès de Maurice Kamto renvoyé à octobre

Deutsche Welle | Au Cameroun, le procès du principal opposant à Paul Biya ainsi que 88 autres prévenus a été renvoyé au 8 octobre.

Il est 11h09 lorsque le fourgon transportant 89 prévenus du parti le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) fait son entrée au tribunal militaire de Yaoundé.

Les militants et sympathisants du MRC sont refoulés ainsi que certains journalistes alors que le procès est ouvert au public, s’indigne un confrère de l’hebdomadaire Jeune Afrique :

“Les journalistes sont tenus à l’écart. Il n’y a que la presse publique et deux médias privés qui peuvent entrer. On nous a fait comprendre qu’il faut des accréditations ce qui est difficile à comprendre puisque c’est un procès qui est censé être public.”

À l’intérieur, le procès débute enfin, il est 12h05. A peine une demi-heure plus tard, le procès est suspendu.

Maître Ndong, un des avocats des prévenus en donne les raisons :

“Le commissaire du gouvernement a sollicité que le juge lise l’article 304 afin que tout le monde se comporte selon la loi. Et lorsqu’on a appelé Penda Ekoka, il est tombé. Maintenant il est en train d’être réanimé.”

Salle d’audience trop petite

Penda Ekoka, ancien conseiller du président Paul Biya, interpellé le 26 janvier, a fait un malaise et il ne regagnera pas la salle trop étroite et bondée de monde.

Maître Fante explique que c’est la raison qui a motivé le renvoi du procès au 8 octobre :

“Le collectif a présenté à la présidente du tribunal une doléance relative à la tenue d’une audience dans cette salle qui n’est pas adaptée à ce procès. Après son malaise, Penda Ekoka n’a plus rejoint la salle et le procès ne pouvait plus continuer, tous les accusés n’étant plus dans la salle.”

C’est un procès très attendu suscite des critiques au sein de la communauté internationale.

Ngo Mbe Maximilienne est membre de l’ONG Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique :

“Nous ne sommes pas proche d’un procès équitable. Nous souhaitons que pour le procès du 8 octobre, la salle soit plus grande et accessible au public.”

Les Camerounais, un peu déçus de cet autre renvoi, espèrent que le procès sera conduit à son terme le 8 octobre prochain.

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4 comments

  1. **** THE SO-CALLED COMMISSION ON DISARMAMENT ****

    Commissions of disarmament are created only AFTER the cessation of hostilities and NOT during active fighting.
    The truth of the matter is that Dictator Biya started his sh*thole UNWINNABLE war hoping that it would last for a week or two, the so-called BLITZKRIEG.
    Unfortunately for him, Amba boys gave him an OPEN-ENDED WAR. That evil BULU Dictator does NOT have the resources and know-how to fight an open-ended war. THAT was the reason he created his so-called commission on disarmament. He thought he could end the war with the help of his dirty trick since he started the war without an EXIT STRATEGY.
    Unfortunately for Dictator Biya, Amba boys (the GENUINE ones of course) REJECTED the so-called commission on disarmament since WAR IS WAR.

    • Dictator Biya should, therefore, fight the sh*thole UNWINNABLE war he foolishly declared on the peaceful people of SC. This advice is credible and compelling because GENUINE Amba boys will NEVER EVER, I repeat NEVER EVER surrender weapons. They are prepared to defend the land of their ancestors until the last man standing.

      The commission on disarmament is now being used by ex-convict Atanga Nji to ” disarm” his FAKE Amba boys and his FAKE Boko Haram militants.

      Believe me or not,

      1. The momentum is UNSTOPPABLE
      2. The war is UNWINNABLE
      3. The FINAL resolution to the Anglophone Question will be gotten this time around come rain come shine
      4. At least 95% of SC remains UNGOVERNABLE
      5. Dictator Biya will be the Most Valuable Casualty (MVC) of this struggle.

  2. **** THE SO-CALLED COMMISSION ON BILINGUALISM ****

    The Anglophone Question is NOT a linguistic problem. It is a conflict between two peoples and two nations.
    A UN-envisioned federal union code-named, FEDERAL REPUBLIC OF CAMEROON, made up of two states of equal status, i.e. SC, and LRC, as defined in UNGA Resolution 1608 of April 21, 1961, was NEVER implemented.
    This failure by the UN to respect and ensure the implementation of Art. 102 of UN Charter to safeguard the interest of the partners in the union facilitated the annexation of the weaker partner, Southern Cameroons, by la Republique du Cameroun.
    The above-mentioned facts about the Anglophone Question are laid bare for all to read and properly digest.

    • The above-mentioned facts about the Anglophone Question are laid bare for all to read and properly digest. These facts so presented are no longer subject to easy manipulation, poor interpretation and misinformation by whomever and for whatever reason.
      The so-called commission on bilingualism is an example of the manipulation of the Anglophone Question by Dictator Biya. He is attempting to redefine the Anglophone Question as a linguistic problem.
      That is the reason this commission is considered as a NON-ENTITY by Southern Cameroonians.

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